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Les Olympiades de la Francophonie : l’ESA et les Universités publiques et privées membres de l’AUF-Togo célèbrent la « puissance fédératrice » de la langue française

Du football, du basketball, du marathon, des joutes verbales…L’Ecole Supérieure des Affaires, désormais membre titulaire de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), bloque tout une semaine pour célébrer la langue française dans toute sa richesse et sa diversité culturelle, conformément à la date du 20 mars, dédiée à la commémoration de la journée internationale de la Francophonie.

Pour marquer d’une empreinte indélébile les festivités marquant cette célébration notamment au Togo, cette école prestigieuse a procédé lundi à son siège à Lomé, au lancement officiel des Olympiades de la Francophonie.

Ceci, en parfaite collaboration avec quelques universités privées et publiques du Togo, sous l’égide de l’AUF-Togo et son Centre d’Employabilité Francophone. Une panoplie d’activités intellectuelles et sportives, au profit des étudiants issus de l’Université de Lomé, de l’ESA, de l’Université de Kara, de l’EAMAU, de l’IAEC, de l’ESIBA et de LBS, qui s’illustrent depuis hier à travers des compétitions citées plus haut.

Dans son introduction, le président et fondateur de l’ESA, Dr. Charles BIRREGAH, a indiqué que « la date du 20 mars marque la création il y a 50 ans, de l’Organisation Internationale de la Francophonie à partir d’une idée simple: celle de la puissance fédératrice de la langue ».

Poursuivant, il a tenu a souligner que « l’ambition de cette manifestation est de renforcer le partenariat scientifique, culturel et social entre les partenaires locaux de l’AUF ».

Dr. Charles BIRREGAH reste convaincu que la langue française est un élément fédérateur, un vecteur qui permet aujourd’hui de construire des ponts entre les nations et les cultures.

« La langue française nous permet aujourd’hui de communiquer entre nous, malgré nos différences d’ordre culturel, ethnique, raciale…La langue française permet de fédérer des générations d’étudiants et de travailleurs de part le monde, afin de leur permettre de vivre en harmonie », soutient Dr. BIRREGAH.

Et d’ajouter que « le sport est un vecteur qui permet aux jeunes d’être ensemble et de se réjouir ensemble ».

Revenant sur les contours de l’organisation de ces olympiades de la Francophonie, une grande première d’ailleurs, le président fondateur de l’ESA livre devant la presse, quelques détails.

« Cette année, nous avons été reçus comme membre titulaire de l’AUF. A cette occasion nous avons accepté abriter les olympiades. Nous partageons les valeurs de la Francophonie, autour de la langue française et fédérer les cultures et énergies, et surtout permettre à la jeunesse estudiantine de s’épanouir. La langue française est un vecteur qui permet aujourd’hui de construire des ponts entre la jeunesse ». 

« Nous avons donc imaginé ces activités de tournoi de football et de basketball, de marathon pour permettre favoriser un brassage entre les jeunes, de construire un pont autour des jeunes, de célébrer la langue française, afin de permettre à cette génération de pouvoir comprendre que la langue française est un ciment entre les générations ».

« Aujourd’hui, la langue française nous permet de communiquer,de nous comprendre, notamment en Afrique où nous avons plusieurs ethnies et dans le monde entier, il y a plusieurs langues et plusieurs ethnies, nous permet de coopérer et de travailler ensemble et de faire du sport. Donc, aujourd’hui le 20 mars, l’ESA et d’autres universités publiques et privées organisent ces activités autour de l’idéal qui est l’effort physique, assorties de prix, mais aussi pour se retrouver ensemble pour célébrer la langue française ».

Egalement présent à la cérémonie du lancement officiel des Olympiades, le Directeur de l’AUF Togo, Gnon Baba s’est pour sa part, donné un bref aperçu sur l’état des lieux de la langue française au plan national mais aussi dans le monde.

« Au Togo, en dehors de l’Anglais et nos langues nationales, la langue officielle, c’est la langue française « , a réaffirmé ce dernier.

« Mais, avec l’avènement du numérique, les abréviations, la langue française est en train de perdre une partie de ses valeurs, notamment dans l’orthographe », a-t-il toutefois relevé ».

A noter que le clou de la journée du 20 mars a été marqué dans l’après-midi, par un match aussi bien en Football qu’en Basketball, ayant opposé l’ESA à l’IAEC.

A l’issue des deux rencontres, les étudiants de l’ESA ont battu leurs adversaires dans les deux disciplines sportives. Et les scores sont sans appel : 2-0 en Football et 60-21 en Basketball.

Il faut préciser qu’en dehors des tournois de foot et de basketball qui se poursuivent sur les aires de jeu de l’ESA, sis à Agoè Minamadou, banlieue nord-ouest de Lomé, les jeux de Génie en herbe et de l’Art oratoire se tiennent également à l’Université de Lomé, ainsi qu’un marathon dans les environs de l’ESA.

Un gala féminin de football est également prévu entre l’Université de Lomé et l’ESA.

L’apothéose de ces Olympiades de la Francophonie sera marquée par une cérémonie de remise des prix et de médailles aux plus méritants, toujours dans l’enceinte de l’Ecole Supérieure des Affaires, qui forme des étudiants issues de 32 nationalités différentes.

Elle offre les formations en Licence et Master professionnels dans plus de 33 filières dont 22 diplômes soit 10 Masters et 12 Licences, qui sont accrédités par le CAMES.

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Blaise AKAME / Directeur de Publication