Economie

Au Togo, le portefeuille de la Banque mondiale pourrait franchir la barre des 2 milliards de dollar sur les 3 prochaines années

La Banque mondiale et les autorités togolaises ont procédé, jeudi 26 octobre 2023, à une revue du portefeuille de l’institution multilatérale au Togo. Cet examen s’est déroulé en présence de Sandra Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence et également gouverneure de la Banque mondiale pour le Togo, ainsi que de Fily Sissoko, Représentant pays de la Banque mondiale pour le Togo.

Cap des 2 milliards $ dans trois années

Selon les équipes de la Banque mondiale, les indicateurs sont encourageants. De nouveaux projets étant en cours de négociation, le portefeuille devrait franchir la barre des 2 milliards de dollars dans les trois années à venir, après avoir quadruplé entre 2018 et 2023, porté par les réformes. « Sur le plan opérationnel, le Togo se distingue par un taux de décaissement exceptionnel, le plus élevé en Afrique centrale et de l’Ouest, soit 43 %« , s’est réjoui Fily Sissoko.

Actuellement, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo s’élève à 1,2 milliard de dollars et comporte 16 projets en cours d’exécution, soit sept projets nationaux, neuf projets régionaux et un appui budgétaire. En chiffres, cela représente 452,1 millions de dollars pour les projets nationaux, 597 millions de dollars pour les projets régionaux, et 150 millions de dollars d’appui budgétaire. Ce portefeuille de 1,2 milliard de dollars couvre divers secteurs, tels que le développement humain, les infrastructures et la croissance économique.

Nouveau pipeline de projets

Si la Banque mondiale salue la performance annuelle de décaissement, elle note également une tendance à la baisse des décaissements. Une situation expliquée en partie par l’inclusion de nouveaux projets de taille accrue.

« Nous sommes en fin de cycle pour la plupart de nos projets« , a fait savoir Sandra Johnson, tout en promettant d’inverser cette tendance avec la nouvelle vague de projets en cours de négociation avec l’institution dirigée par Ajay Banga.

« Actuellement, nous sommes engagés à hauteur de 1,2 milliard de dollars, et lorsque l’on prend en compte les engagements à venir, nous atteindrons probablement 2 milliards de dollars, voire davantage« , a indiqué un responsable du Bureau pays de la Banque mondiale.

Concernant les projets en cours de négociation, les attentes sont grandes. Avec le projet IDEA (Increased Digital Connectivity and Electricity Access), le Togo devrait bénéficier d’une enveloppe globale de 200 millions de dollars, ce qui serait un record pour le pays. Ce projet important est censé améliorer la connectivité numérique et l’accès à l’électricité au Togo, en s’appuyant sur le réseau de la défunte CEB que partageaient le Bénin et le Togo en commun.

Encore des défis à relever 

Néanmoins, au-delà des avancées et des initiatives prometteuses, des défis opérationnels persistent et nécessitent une attention accrue. Comme l’a souligné Sandra Johnson, des réformes majeures sont à l’horizon pour « améliorer la gouvernance et la gestion sociale » en suivant les directives présidentielles. Un décret sur la gouvernance des projets financés par les institutions multilatérales serait sur la table, selon la ministre. 

Or, pour maintenir cette dynamique positive et assurer la réussite de ces futurs programmes, une exigence se dessine clairement aux yeux des experts de la Banque mondiale : accélérer les procédures de passation des marchés publics, qui affichent aujourd’hui des délais supérieurs à la moyenne de 100 jours. Pour l’institution de Bretton Woods, ce point pourrait, en effet, constituer un frein à la mobilisation rapide des fonds et à la mise en œuvre effective des projets.

Source : Togo First

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