Société

Santé et sécurité au travail : au Togo, Sydemines et SADD outillent délégués syndicaux et personnel des mines pour une meilleure protection

A quand la ratification par le Togo, de la Convention 176 sur la sécurité et santé dans le secteur des mines ? Adoptée depuis 1995 par l’Organisation Internationale du Travail, la question reste préoccupante pour l’association Solidarité et Action pour le Développement Durable, qui ne cesse d’interpeller les pouvoirs publics, à travers des plaidoyers.

Alors que les conditions de travail et de vie des travailleurs des mines demeurent peu enviables, lesquelles sont caractérisées par des accidents de travail de plus en plus récurrents, le Syndicat démocratique des mines (SYDEMINES), en collaboration avec SADD, a procédé les 25 et 26 juin 2024, au renforcement des capacités des délégués syndicaux et du personnel sur l’importance de la santé et sécurité au travail et le rôle des comités HSE (Hygiène, Sécurité et Environnement).

Ceci, à travers un atelier de formation, ayant regroupé une vingtaine de participants, dans la salle de conférence de l’OCDI à Lomé.

Une démarche soutenue financièrement par We Social Movements (WSM) de la Belgique.

Pour les initiateurs de cette rencontre, l’ambition était d’outiller des représentants des travailleurs sur les notions de la SST et HSE pour mieux protéger les travailleurs contre les accidents de travail, les maladies professionnelles et les impacts environnementaux.

Plus concrètement, il s’agissait de former la vingtaine d’acteurs sur les notions de la SST et HSE , les risques d’accident et de maladies professionnelles, l’importance et le rôle des comités de SST mais aussi l’importance et le rôle des responsables HSE au sein de l’entreprise.

Dans un document transmis à la presse, selon l’OIT et l’OMS, chaque jour, des personnes meurent des suites d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

Et chaque année, au moins 1,9 million de décès sont enregistrés dans le monde pour diverses causes.

Les accidents du travail sont quant à eux responsables de 19% des décès soit 360 000 morts.

Par ailleurs, les accidents du travail « non mortels » entraînent plusieurs jours d’arrêt de travail.

« Qualifié de secteur « accidentogène », le secteur des mines est particulièrement concerné au Togo », note Kodjovi Sedonou, le Coordinateur Technique/Projet Mines.

En général, soutient ce dernier, « dans ce secteur, les conditions de sécurité et santé au travail ne sont pas à la hauteur des risques et dangers sur les lieux de travail ».

« Très peu d’entreprises respectent les visites médicales, les équipements de protection individuels sont rares et très souvent inadaptés et refusés pour la plupart du temps aux travailleurs dits contractuels et qui malheureusement payent de lourd tribut en cas d’accident de travail », a souligné M Sedonou.

Au vu de ce constat qui se dégage, les responsables de Sydemines et SADD s’inscrivent donc dans la dynamique d’amener les travailleurs à » prendre leur SST en main afin d’échapper aux statistiques alarmantes qui concernent leur secteur ».

Rappelons enfin que cet atelier s’est déroulé avec l’appui technique d’une personne ressource (Médecin du Travail), sous la direction du Coordonnateur Général de SADD, le Coordonnateur Technique du Projet Mines Togo et du comité d’organisation.